Rwanda’s untold story

imageCe week-end un ami m’a invité à assister le documentaire de la chaîne britannique BBC intitulé « Rwanda’s untold story » (en français: l’histoire du Rwanda jamais contée ). Un documentaire à charge contre le président rwandais Paul Kagame, l’accusant de crimes de guerre pendant le génocide, de massacres des réfugiés Hutus en RDC, d’assassinats politiques et d’être responsable de l’attaque contre l’avion du président Habyarimana.

Personnellement, je suis convaincue qu’un autre élément a été déterminant dans la façon dont j’ai reçu ce film en pleine gueule. Je l’ai recommandé à tout mes amis… tout en précisant que je n’ai en fait pas « passé un bon moment » tout au long du film. J’étais tendu comme je ne l’ai jamais été devant un film. Le témoignage de la jeune femme belgo-rwandaise Hutus, Marie qui en larme, raconte les atrocités commis par l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) contre des réfugiés rwandais hutus qui étaient en République Démocratique du Congo entre 1996-1998 a retenu tout mon attention et à la fin du film que des questions.

Le régime rwandais inquiète. Il parait frappé d’un émoi persistant que quelqu’un d’autre raconte une version différente du génocide que celle raconté au paravant. Le régime rwandais malgré les décidances semble ne pas sombrer mais flotte difficilement, que vaut-il ? Où va-t-il ? Que peut-il ? Et je m’interroge sur le cas Kagame? Est il encore un colosse ? Ou simplement un géant au pied d’argile? Et je me demande si Londre et Washington continuent (encore) à soutenir ce régime autoritaire ? Et j’augure que, peut être, Kagame est devenu très encombrant après autant d’accusations, qu’il vaut mieux être lâché. Et je m’inquiète… Mais ai-je raison de m’inquiéter?

Question de rabat-joie, je l’admet. Question nécessaire, en vérité. Question incontournable. Question qui ne peut pas ne pas être posée, car c’est la première fois qu’une chaîne britannique met en cause ce régime. Je ne veux préjuger ici de rien. Ni accabler. Ni acclamer. Juste s’interroger. Sursaut ou sursis pour Kagame et son régime ? « Interroger, c’est enseigner » Xénophon.

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