On est tous Charlie (deuxième partie)

imageQuelque chose s’est produit hier. Oui, quelque chose pourrait rejaillir enfin sur l’état de la république française, généralement décrit comme dépressif, morose, en proie à de la défiance à l’égard de la classe politique.

On disait des Français, passifs, indifférents, dépolitisés… On les a découvert dimanche, réactifs, rassemblés, mobilisés comme rarement. C’est un moment de grâce, d’émotion, qui a semblé s’être emparé de la France, malgré les morts, le sang, la stupeur et le deuil. Un de ces moments d’histoire comme la France n’en a jamais connu. Même s’il faut se garder de tout triomphalisme, de toute naïveté, on peut se demander jusqu’où faut-il remonter dans l’histoire de la France pour retrouver un tel moment. Face à ces terroristes, qui, à l’évidence, ont mis en cause les valeurs françaises, son histoire et ses racines, hier, il s’est manifestée une sorte de pulsion de vie, un désir de vivre ensemble et d’alerte contre le terrorisme.

« Je suis Charlie, je suis juif, je suis policier ». Ce slogan résumait l’hommage rendu aux victimes des attaques : douze morts dont sept journalistes et deux policiers abattus mercredi dans l’attentat contre l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, une policière tuée jeudi et quatre juifs tués dans la prise d’otages vendredi dans un supermarché casher à Paris.

À Paris, comme dans les restes des villes et villages de France, près de 4 millions des français ont marché pour dire « non » à la terreur et « oui » à la liberté. Sans compter ceux qui, ne pouvant participer à la marché ont montré leur attachement à la liberté et leur soutien aux familles des victimes avec leurs chansons, leurs écrits, leurs dessins ou leur cœur.

Merci donc à la France et au peuple français pour avoir alerter le monde sur la menace réelle que représente aujourd’hui le terrorisme à l’ordre régional et mondial et dont personne, en particulier dans l’environnement immédiat, ne peut plus ignorer.

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