A quand un garçon ?

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Photo d’illustration crédit :www.dreamstime.com

Je me sens obligé d’écrire un billet sur une question familiale très importante. J’ai beaucoup réfléchi avant de prendre cette décision. Si je le fais aujourd’hui et pas avant c’est parce que depuis peu il ne se passe pas un jour sans qu’on me pose la fameuse question: « Alors, à quand un garçon ? ». Pour rappelle, je suis marié et père de deux ravissantes jeunes filles: Gracie et Nilda

Je n’évite pas ces genres des questions. Je comprends que ce sujet sensible puisse crisper, quand on essaie d’avoir quelque chose, ou quand on n’a pas envie de s’étendre sur ses propres interrogations intérieures, mais dans mon cas, la situation est heureusement très simple: ni Sabrina ni moi n’en avons envie.

Les raisons qui expliquent cette absence d’envie sont nombreuses et complexes, mais pour faire court, disons que du côté de Sabrina, il y a une question professionnelle. Je comprends qu’elle n’ait pas envie de replonger dans les nuits sans sommeil, alors qu’elle est sensé aller travail tôt le matin.

De mon côté, après la naissance de Gracie et Nilda, le désir d’un troisième enfant n’est pas revenu. Je suis très attentif à ce désir ou à cette absence de désir. Je le guette presque, tant je crains d’avoir un jour des regrets. Je suis encore prêt à changer d’avis, et Sabrina sûrement aussi, si elle sentait que c’était mon souhait. Mais non. Jusqu’à présent, rien. Il faut dire que les enfants c’est ne pas une question de sexe. En plus c’est pas aux parents de déterminer le sexe de leurs enfants. C’est juste une question de probabilité. Mon non désir d’un troisième enfant dépasse toutefois cette question de sexe. Au fond, il y a surtout le fait que je suis heureux comme ça, avec Sabrina, Gracie et Nilda.

C’est d’ailleurs ce que je réponds, inlassablement et de bonne grâce, quand la sempiternelle question survient. Je comprends aussi qu’en Afrique on préfère un héritier mâle, que femelle. Je ne m’offusque pas pour autant, quand les gens me pose la question. J’interprète ça comme une simple marque d’intérêt. Et puis il faut bien parler de quelque chose. Souvent, les gens ont juste envie de faire la conversation, ils ne sont pas dans le jugement.

Mais, il arrive parfois, que je sens bien qu’il y a une injonction. « Ca serait tellement bien pour les filles d’avoir un petit frère », estiment certains. Honnêtement, je suis assez d’accord avec eux. Ayant moi-même vécu dans une famille nombreuse, avec de sœurs et frères avec qui je m’entend bien. J’ai naturellement tendance à penser qu’il est plus agréable de grandir au sein d’une fratrie à deux genre. On s’ennuie moins, on apprend facilement sur l’autre sexe, on tisse de bonne relations avec les amis de la petite sœur ou du grand frère… Mais bon, on ne va pas faire un garçon pour plaisir aux filles. Ca n’est pas comme ça que ça marche, et ça ne serait pas leur rendre service.

2 Commentaires

  1. Joli billet. Il faut que les gens comprennent qu’on ne choisit pas le sexe d’un enfant. Le 3eme, 4eme, 5eme… pourrait tout aussi bien être une fille. Dans tous les cas un enfant, c’est une bénédiction.

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