Tout est éphémère et en perpétuelle mutation à Luanda

Une avenue de Luanda
Une vue aérienne du Marché Roque Santeiro

Une vue aérienne du Marché Roque Santeiro

Au delà des vieux batiments laissé par le colon portugais, rien ne résiste plus à la force du temps. A Luanda, les hommes comme les infrastructures publiques, rien ne vit plus longtemps. Tout est éphémère, tout se transforme, tout se métamorphose et tout est en perpétuelle mutation. On dirait qu’à chaque saison, ces lots de changement.

Il y a une certaine époque, où le plus grand nombre de commerce se faisait au marché Roque Santerio. On y vendait tout. Du charrois automobiles jusqu’aux légumes. En dehors du commerce, ce marché était réputé par le nombre très croissant des délinquants. Il ne se passait pas un jour sans qu’on y abatte un homme. La criminalité était à son paroxysme. Aujourd’hui Roque Santeiro a été rasé et a laissé place à des super-marchés, les criminelles ont été arrêté, les peu d’entre-eux qui ont réussit à s’échapper dans les mailles de la police, travaillent dans la clandestinité totale. Dieu merci, la ville à retrouver un nouveau souffle.

Les avenues de Luanda, après la pluie

Les avenues de Luanda, après la pluie

Avant l’organisation de la CAN 2010, la plupart des artères principales de la ville étaient plein de nid de poule. le ministère de travaux public a construit des nouvelles routes, en a bitumé des dizaines et désenclaver plusieurs quartiers. Du coup, le trafic est devenu fluide, à part quelques embouteillages aux heures de pointe. 5 ans plus tard, le trois quart (pour ne pas dire tous) des caniveaux ont bouché, les inondations sont légions et les routes ne sont plus en condition. C’est vrai, l’entretien n’est pas une spécialité locale. Il paraît que le mot n’a même pas d’équivalent dans nos langues nationales. On le confond le plus souvent avec arranger et nettoyer. Mais l’absence de service permanent de collecte des immondices n’aide pas aussi. Dans la plupart des quartiers de Luanda, les caniveaux (quand il y en a) servent de poubelles publiques et la population compte sur la force du courant d’eau pour évacuer les déchets vers la mer. Mais, lorsque plusieurs millions de personnes raisonnent de la sorte et que le sable s’en mêle, les pauvres collecteurs sont rapidement saturés et n’en peuvent plus.

Une avenue de Luanda

Une avenue de Luanda

A chaque saison de pluie son gouverneur. Depuis 2010 à ce jour, Luanda a changé 3 gouverneurs. De José Maria dos Santos jusqu’au nouveau entrant Graciano Francisco Domingo en passant par Bento Sebastião Francisco Bento, le casse tête des dirigeants de la capitale angolaise reste l’insalubrité publique. En tous cas, mon constat est que les affiches « ne salit pas ma ville » ou « ma ville n’est pas ta poubelle » ont disparu. Peine perdue ou objectif atteint ? Personne n’ose se prononcer.

Une chose est sure, il y a 8 ans, nous participions pour la première fois au mondial de football en Allemagne avec une sélection composé à 70 % des joueurs locaux, le mois prochain, nous serons absent de la CAN 2015 avec nos lots de professionnels.

Ajouter un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *