Les murs de la honte

USA-Cuba

Enfin une nouvelle page de l’histoire va être scellé aujourd’hui entre Washington et Havane. Après la normalisations des relations politiques, place à la réouvertures des ambassades dans les deux pays. La hache de la guerre entre les deux frères ennemis va enfin être enterré. Le dernier cycle de la guerre froide va être fermé. Une seul chose reste à savoir: le câlin américain ne sera-t-il pas plus fatale pour l’avenir de l’île? Ça, je ne peux pas répondre avec affirmatif. Le plus important pour le moment c’est ce réchauffement de relations qui ferme la porte à une guerre vieille d’un demi-siècle.

Car il était enfin venu le temps d’oublier la guerre froide de l’époque soviétique. L’époque où le monde était divisé en deux et ne tenait qu’à un fil, près à une guerre nucléaire. C’était au temps de l’URSS versus USA. Les communistes contre les capitalistes. Comme partout ailleurs, en Angola, les plaies de cette guerre n’ont pas encore complètement cicatrisées. Entre le 12 et 20 janvier 1988, les armées sud-africaines (SADF) soutenues par la CIA et cubaines soutenues par l’URSS se livrèrent à une bataille sans précédent à Cuito Cuanavales au sud du pays qui se solda avec un bilan de 8000 morts en seulement une semaine.

Si on peut s’en féliciter aujourd’hui d’avoir en fini avec la guerre froide et le conflit occident-orient, il est cependant malheureux de constater que les mentalités n’ont pas toujours évoluées dans les têtes de certains de nos dirigeants. Comme on peut le voir, avant, la lutte était pour la suprématie géographique, aujourd’hui le combat est de séparer le peuple, les croyances religieuses, mais surtout diviser les riches et les pauvres.

À titre d’exemple, en Afrique, la Tunisie vient d’annoncer la construction d’un mur de sable à sa frontière avec la Libye pour contrer des éventuelles entrées des djihadistes dans son territoire, mais aussi pour empêcher le passage des clandestins. Les États-Unis ont déjà fait de même avec du fil barbelé électrifié dont l’intention est de mettre un terme à l’immigration des Mexicains et autres Latino-Américain. Récemment, la Hongrie a commencé la construction d’une clôture le long de sa frontière avec la Serbie afin d’endiguer le flux des réfugiés tentant de rejoindre l’Europe occidentale. Israël n’est pas resté en marge, en Cisjordanie ils ont construit une barrière longue de 400 à 500 km afin de prévenir des infiltrations des Kamikazes et autres terroristes.

C’est bien dommage qu’on ferme une page triste pour en ouvrir une autre bien malheureuse. L’histoire se répète et l’humanité n’arrive toujours pas à apprendre. Les cubains sont donc prévenu. A chaque fois qu’ils tenteront d’entrer aux États-unis, ils trouveront un mur pour les en empêcher.

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