L’Abri: un film qui met en mal l’asile suisse

imageIl y a bien longtemps que j’avais vu Fernand Melgar. Hier comme par un heureux hasard, je découvrais le réalisateur du documentaire Forteresse et Vol spécial sur le plateau de France 24 dans l’émission l’Affiche. Le réalisateur Suisse d’origine espagnole, né au Maroc était venu parler de son nouveau documentaire « L’Abri », sorti en sale en septembre 2014. Son récit de fait devant la journaliste Natacha Vesnitch de France 24 m’a beaucoup ému et m’a donné le goût de voir ce film.

Dans son synopsis, Fernand Melgar explique avoir fait une immersion remarquable au cœur de la précarité à travers des parcours de vie de SDF en Suisse dont la plupart sont des africains, des Roms, mais également des européens qui fuient la crise dans leurs pays respectifs et espèrent trouver une vie meilleure en Suisse. Son documentaire qui relate d’un hiver au cœur d’un centre d’accueil d’urgence pour sans-abris de Lausanne où, chaque soir, des hommes et des femmes meurtris par le froid mordant viennent chercher refuge. Et chaque soir, les gardiens impuissants se voient dans l’obligation d’obéir au même terrible rituel : celui de choisir les quelques cinquantaine d’élus qui pourront accéder au « bunker » (comme l’appellent communément les immigrés eux-mêmes), et ainsi recevoir un plat chaud et un lit.

Je n’ai pas eu jusqu’à présent la chance de suivre le film en intégralité, il faut dire que j’ai pu simplement voir la bande-annonce sur Youtube, mais à entendre son réalisateur, ce documentaire touche différents problèmes liées à la pratique citoyenne et notamment aux droits humains qui aujourd’hui semble être bafoué en Suisse.

Je suis étonné de savoir que des pays comme la Suisse longtemps considérée comme terre d’asile à tradition humanitaire, où furent signés les conventions de Vienne, le siège mondiale du comité international de la croix rouge, du comité international olympique et de la FIFA qui ont pour charte la lutte contre la discrimination est conduite aujourd’hui face à la précarité à faire fi de ses propres principes, en fermant les portes aux sans-abris.

Je suis également indigné par l’impuissance de dirigeants suisses, mais aussi de la société toute entière, incapable aujourd’hui face à la précarité de se lier avec d’autre peuple, une société terrorisée qui ne voit pas d’autre solution que de construire des murs, des parois certes protectrices, mais aussi isolantes, qui risquent de se muer en prison.

2 Commentaires

    1. Tu as bien raison mon frère Guy. Petit à petit on découvre finalement le monde dans lequel on vit. L’Europe a durcit ses barrières sur la méditerranée, mais malgré ça à l’intérieur même de l’Europe les loups commence à se manger entre-eux

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