La Hongrie couvre l’Europe de honte

Voyons donc. Même si ces derniers temps je suis bien occupé à autres choses, je ne pouvais pas rester indifférent face aux images macabres qui au fil des jours passe sans cesse sur nos petits écrans. De la photo du jeune Aylan Kurdi gisant au bord d’une plage à la vidéo de policiers hongrois jetant du pain  aux migrants affamés comme des chiens, l’Europe n’aurait-elle pas franchi une ligne rouge ?

J’ai vu des scènes très impressionnantes depuis l’afflux de migrants aux portes de l’Europe. Des milliers de personnes qui entrent chaque jour clandestinement en Europe à partir de la frontière sud, des groupes des réfugiés marchent le long des autoroutes et d’autres sur la voie ferrée, perturbant parfois le transports, des confrontations brutales et violantes entre réfugiés et la police des émeutes hongroises, des campements de fortunes et des longs parcours à pied des migrants. Des scènes de désespoir pour ceux qui n’atteindront pas l’Allemagne et celles d’espérance pour ceux arrivés à Munich.

J’ai aussi constaté la conclusion de la clôture barbelée entre la Hongrie et la Serbie, le retour des frontières sur l’espace Schengen, la peur de certains pays face à l’afflux de migrants, la division de l’Europe quant à la question d’accueil de réfugiés, l’hypocrisie de certains leaders européens, la diabolisation de Viktor Orban, le Premier ministre hongrois et la béatification de la chancelière allemande Angela Merkel. 

Dans un reportage sur une radio portugaise, j’ai entendu un membre de l’opposition hongroise affirmer que la Hongrie n’était plus un pays démocratique pour n’avoir pas respecter les droits de l’homme. À Budapest, sur la station de Keleti, une volontaire portugaise affirmait que certains réfugiés préféreraient retourner en Syrie que vivre le calvaire hongrois. Dans le camps de Röszke, une bénévole a filmé une kurde qui affirmait que même les animaux étaient mieux traités qu’eux. Röszke: c’est comme Guantánamo. 

Les images sont désagréables et la Hongrie est entrain de couvrir l’Europe tout entière de honte. J’espère que ce climat d’hostilité que crée la Hongrie aujourd’hui face aux réfugies aura certainement des conséquences vis-à-vis de ses pairs européens.

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