De Berlin à Ceuta, les barrières de séparation n’en finissent pas

A l’Est on l’appelait «mur de la protection antifasciste»et à l’Ouest «mur de la honte». Ce 9 novembre 2014, Berlin autrefois divisé, célèbre ses 25 ans de la réunification et commémore sur plusieurs sites, les victimes de la séparation (dont le nombre exact à toujours fait l’objet de plusieurs controverses).

Il y a six ans, sur France 2 je regardai le documentaire  Un mur à Berlin de Patrick Rotman. Aujourd’hui, à la sortie de l’église quand je l’ai vu passer sur la chaîne Zimbo (une chaîne émettant à partir de Luanda), mon regard s’est arrêté un instant sur certaines images, comme celles de ces familles brisées se faisant signe de chaque côté du mur, ou de ces hommes désespérés qui sautaient des immeubles pour rejoindre l’Ouest où la vie était bonne.

D’un film à l’autre, je me suis souvenu de Patrick Jean, réalisateur du documentaire D’un mur à l’autre, qui débute sur les vestiges du mur de Berlin et se termine à Ceuta en terre africaine. Patrick Jean montre des immigrants clandestins africains qui, comme en RDA, croupissent, désemparés et à bout de souffle, fuient la misère dans leurs pays respectifs et attendent devant un mur de fer barbelé la moindre occasion pour passer de l’autre côté de la Méditerranée.

Un quart de siècle plus tard, le monde n’a toujours pas compris les méfaits de ces barrières de séparation. De Ceuta en Espagne à la frontière mexico-américaine en passant par la Cisjordanie et la zone coréenne démilitarisée,  on compte aujourd’hui dans le monde plus d’une quarantaine de barrières dont les motivations sont diverses : immigration, contrebande ou encore terrorisme

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