les nouvelles technologies à Luanda

image3 ans plus tôt, personne n’aurait parié au succès fulgurant que connaît le monde des nouvelles technologies aujourd’hui à Luanda. Quand je vois dans le bus de transport public, au supermarché, au bureau, au stade, dans des voitures, etc. le nombre de personnes qui vivent sur leur terminal ( smartphones, iPod, NetBook, tablette, GPS, etc), sans les quitter de main, ni des yeux, je sens qu’on s’approche dangereusement et concrètement à une servitude volontaire.

L’avalanche de nouvelles technologies de communication et de l’information et la sournoise dépendance des jeunes à Internet social (Facebook, Whatsapp, Badoo, Viber, etc.) dans la capitale angolaise, revêt pour moi un caractère très dangereux. Pas de lecture (bouquin), des randonnées deviennent occasionnelles, le sports presque inexistant, etc. On adopte une vie sociale en pixel qui se résume à rester cloitrer et scotcher devant son écran entrain de tergiverser entre consulter un mail, un profils, un lien ou une vidéo et, on fini généralement par enraciner ses doigts sur un clavier. Cette sensation de vouloir simplifier la vie et avoir tout à la portée de main, influence sensiblement nos aspérités du quotidien, qu’il devient difficile de percevoir la réalité. C’est ainsi qu’une fille me disait, il y a 2 jours, qu’elle préférait bien perdre sa virginité que son smartphone.

Il y a une année, j’étais aussi accrocs aux appareils de communications. Vu le rythme effréné d’inventions dans ce domaine, j’ai fini par créer une dépendance au point que je ressentais un vide quand je les éteignais et l’envie de vouloir les rallumer me revenait chaque fois. Mon smartphone grand écran, avec une réactivité éclaire et des applications incroyables a gagné mon quotidien. Du coût je passais des heures sur Internet, enfermer dans mon salon et pendue à mon téléphone animé d’une seule envie « être le premier à être informer » et espérer recevoir une notification, un SMS, un Mail, etc.

C’est en constatant un jour que j’avais oublié de recharger mon iPhone et Ipad (suite au délestage) que je pouvais faire autres choses sans ces appareils, j’ai alors décidé de décrocher. Je me suis fixer des horaires sur Internet et j’utilise désormais un téléphone normal (qui me permet juste de téléphoner) pour ne pas être tenter de récidiver. Aujourd’hui quand je vois tout ce monde, regard et doigts rivé sur leurs smartphones, j’espère seulement qu’il ne ressentent pas ce vide triste que j’ai vécu. Au final, quand on y regarde de plus près, on se rend compte finalement que l’extérieur de notre appartement est aussi plus agréable que l’intérieur.

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